
Depuis 2003, nous n’avons rien appris, rien fait… si ce n’est perdre un jour férié (d’ailleurs, où est passé l’argent de cette « journée de solidarité » ?). En témoignent la sidération, les tergiversations et le chaos vécus ces derniers jours. Nous venons de connaître, en l’espace d’un mois, deux canicules exceptionnelles de tous les points de vue. Comme toujours en cette matière, il faut être très prudent et prendre garde de ne pas verser dans la confusion entre météo et climat, entre le temps qu’il fait ponctuellement quelques jours en France et les bouleversements environnementaux à l’échelle de la planète. C’est l’erreur que commettent, par bêtise ou mauvaise foi, les climato-négationnistes lorsque, goguenards, ils prennent un froid hiémal vigoureux ou une pluie estivale abondante pour autant de preuves du « mensonge » que serait le réchauffement climatique provoqué par l’activité humaine. Rien de tel ici : quand tous les records sont battus à ce point – et plusieurs fois ! –, ces épisodes caniculaires ne peuvent pas, ne doivent pas être interprétés comme des accidents anecdotiques mais bien comme des symptômes révélateurs des bouleversements catastrophiques actuels. Aujourd’hui aberrations statistiques, ils ont de bonnes chances, demain, de devenir la norme – avec des durées, non plus de « seulement » cinq à dix jours, comme nous venons de l’expérimenter, mais d’un mois ou plus.
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